Projets
La ferme
C'est le premier projet majeur que nous avons entrepris. Il répondait
le mieux à tous les " impératifs " que nous nous étions
fixés.
La présence d'animaux permet de rééquilibrer certains manques
affectifs
L'équilibre nutritionnel s'améliore considérablement
La petite formation théorique devient une vraie formation pratique
Les surplus de lait produisent quelques revenus
En terme d'animaux, l'objectif est atteint et évoluera en
fonction des saisons et des circonstances. Le cheptel est composé de
:
2 chevaux et une jument,
7 vaches laitières,
plusieurs veaux (certains voués à la boucherie, d'autres à
remplacer les vaches les plus âgées).
Plusieurs truies pour la reproduction et plusieurs cochons pour la viande
30 poules pondeuses et 5 coqs
plusieurs poulets en dehors des périodes froides.
Des dindes
Plusieurs moutons pour la laine et la viande.
En terme d'agriculture, des progrès ont été
faits. Les cultures ont été réorganisées et redimensionnées
avec deux objectifs :
Améliorer le rendement pour la culture des pommes de terre, carottes,
choux,
betteraves et autres légumes qui seront mangés par
les enfants l'hiver ainsi que l'utilisation des fruits produits par le verger.
Fournir une grande part de l'alimentation aux animaux également pour
la période d'hiver en cultivant du blé, de la pelouchka, des betteraves,
etc.
Au départ, le projet a été dans sa majeure
partie, financé par l'Association française Res Publica que nous
remercions très chaleureusement. Nous remercions également toutes
les personnes qui ont apporté leur assistance et toutes celles qui nous
ont dispensé leurs conseils avisés. Toutes ont largement contribué
et continuent de contribuer à son succès.
L'immobilier
La restauration des dortoirs.
Sûrement
le projet le plus difficile, tant par l'ampleur des travaux que part le niveau
des coûts. Il est cependant à court terme incontournable.
Pour résumer la situation.
Tous les bâtiments, du XVIII siècle ou de 1960, sont dans un état
lamentable. Les plafonds des étages supérieurs (sous les toits)
s'écroulent les uns après les autres et mettent la vie des enfants
en danger permanent.
Aucunes fenêtres ne s'ouvrent. Elles ont toutes été condamnées
(clouées puis peintes), dans un passé lointain, pour se protéger
du froid. La circulation d'air est inconnue. L'humidité (l'insalubrité)
et les odeurs atteignent un niveau totalement intolérable.
Les sanitaires sont non seulement en nombre insuffisant mais sont " impénétrables
".
La réparation de bâtiments historiques est une aventure administrative,
qui est difficile dans de nombreux pays et qui ici, atteint le paroxysme.
Avec
l'aide de spécialistes de la construction et d'un cabinet d'architecte
local, nous avons retenu, la seule hypothèse viable : la restauration
du bâtiment construit dans le début des années 1960. Un
pré-projet a établi gracieusement par le cabinet d'architecte
(voir dans les Divers documents). Il atteint des sommes considérables,
totalement hors de notre portée.
Apres de nombreuses interventions, nous avons enfin réussi
à obtenir une intervention de l'administration. Compte tenu du maigre
budget débloqué, l'opération sera évidemment très
limitée mais devrait résoudre les problèmes de fuites du
toit et des plafonds qui s'écroulent. Les fenêtres ne font malheureusement
pas partie du lot..
La
remise en état des fenêtres.
D'après l'ingénieur de l'administration le changement d'une double
fenêtre coûterait environ 500 UAH (105 EUR). Le bâtiment des
filles en comporte une cinquantaine. Il pense qu'une partie des bâtis
pourrait être récupérée et baisser ainsi le coût
global. Si nous trouvons le financement pour cette opération, nous devrons
également la mener dans le dortoir des garçons
Chambre d'hôtes.
En prévision de développements
plus importants, nous souhaiterions aménager, dans le bâtiment
de la cantine, une ou deux chambres, avec un sanitaire basic, pour accueillir
jusqu'à 4 visiteurs. Ceci permettrait de séjourner plus longuement
sur le site, au lieu de faire l'aller et retour en une journée (600km)
ou d'accueillir des stagiaires sur des périodes longues.
Mise en place d'une production
électrique de type solaire et/ou éolienne.
Ce projet n'est réalisable qu'avec l'aide et l'intervention d'associations
extérieures. Il pourrait être aussi l'occasion d'une collaboration
entre une Université française et une Université ukrainienne
ainsi qu'une excellente occasion de démontrer que la pollution excessive
des centrales de production des pays de l'ex-URSS n'est pas une fatalité.
Dans un premier temps, nous nous limiterions à la production d'eau chaude
et de remonter de l'eau vers la ferme. Nous devrions également obtenir
une réduction des dépenses de consommation électrique qui
est souvent interrompue pour non-paiement ou dépassement de budget.
En cours de réalisation
La réhabilitation des sanitaires,
avec la participation financière de la Représentation d'EDF à
Kiev.
Reconstruction de 3 WC, de 5 lavabos et installation d'une baignoire sabot dans
le bâtiment des filles.
Reconstruction de 3 WC et de 5 lavabos dans le bâtiment des garçons.
Construction de 5 lavabos, de 3 WC pour les filles et de 3 WC pour les garçons
dans le château, où il n'existe aujourd'hui aucune toilette, ni
lavabos.
Réhabilitation d'une des deux salles de douches avec 6 douches qui seront
équipées de mélangeurs eau froide et eau chaude.
Creusement d'une nouvelle fosse septique commune pour les toilettes des garçons
et celles du château.
Creusement d'une nouvelle fosse septique pour les toilettes des filles.
Estimation des coûts : 4300 Euros
La formation professionnelle
Dans ce domaine nous proposons des projets dirigés vers des jeunes garçons et des jeunes filles qui atteignent 15 à 17 ans et qui, en fin de scolarité, doivent quitter l'orphelinat. Il comporte deux volets :
Il concernerait une dizaine de jeunes garçons et une dizaine de jeunes filles
Deux voies sont à l'étude :
1. Intégrer les enfants dans des structures d'enseignement professionnel existantes
2. Créer nos propres structures.
La première voie est sûrement plus
facile à mettre en uvre, mais compte tenu de la structure de l'enseignement
ukrainien aujourd'hui, elle n'est peut être pas la plus efficace. Il faudrait
que nous trouvions des établissements qui ne soient pas dans le même
état que l'orphelinat, ce qui, a priori, ne sera pas une tache aisée.
La seconde nécessiterait :
Autres.
L'infirmerie.
L'Association MAJU nous a offert son aide pour la remise à
niveau de l'infirmerie. Elle tente de réunir en France tout l'équipement
que l'on devrait trouver dans un tel local.
Pisciculture.
L'armée, installée dans un village voisin,
nous a aidé à curer les mares. Un travail difficile, pour lequel
nous avons financé le carburant nécessaire à la pelleteuse
et aux engins de terrassement. Dès le printemps nous y implanterons des
alevins. Une manière de plus de diversifier la nourriture des enfants.